Extraits de la résolution du BN du 4 déc.

Publié le par POI

POI-copie-1.jpg

Les développements des dernières semaines en Irlande après la Grèce, le Portugal, l’Espagne, révèlent le rôle d’instrument servile du capital financier, joué par tous les gouvernements européens et toutes les institutions supranationales de l’UE qui n’ont qu’une fonction : imposer au nom de « l’impérieuse nécessité de payer la dette » les plans de rigueur meurtriers contre la classe ouvrière.

 

Le bureau national estime, avec Informations ouvrières, qu’il n’existe qu’une position conforme à la défense des intérêts de l’immense majorité de la population, c'est-à-dire : « Ni contre-réformes, ni plans de rigueur, non au chantage de la dette ». Scandaleux l’engagement de « l’intersyndicale » du 29 novembre à se ranger elle aussi sous le drapeau de la « nécessaire réduction des déficits publics » en réponse à l’appel lancé par Fillon à réaliser « l’union sacrée » et à la co-élaboration avec les syndicats des contre-réformes. Scandaleuses les déclarations des candidats à la candidature à la tête du Parti socialiste pour l’élection présidentielle, comme celles des dirigeants du PCF ou de Mélenchon ; tous, d’une manière ou d’une autre, acceptent de mettre le doigt dans l’engrenage qui, reconnaissant le principe de la réduction des déficits publics, conduit tout droit à la prise en charge commune des plans destructeurs contre la classe ouvrière. Le plan de rigueur est déjà en route. Il est d’une brutalité sans précédent.

 

La position du Parti ouvrier indépendant est claire : ni contre-réformes, ni plans de rigueur, non au chantage de la dette, annulation de la dette ! Aucune remise en cause des besoins de la classe ouvrière, de ses revendications vitales : abrogation de la réforme des retraites, aucune contre-réforme (notamment celle annoncée de la Sécurité sociale), interdiction des licenciements ! Rien ne doit être sacrifié aux exigences de paiement de la dette, ni l’industrie, ni les moyens financiers des communes sacrifiées par la réforme territoriale.

 

Pour le Parti ouvrier indépendant, la mise en œuvre de cette position incarne le premier pas concret de la rupture avec l’Union européenne (dont tous les traités doivent être abrogés), de la rupture avec le FMI et la Banque mondiale, vers la liquidation des institutions antidémocratiques de la Ve République ouvrant la voie à la convocation d’une assemblée constituante permettant de jeter les bases de la démocratie et d’un gouvernement qui prenne toutes les mesures d’urgence pour sauver le peuple travailleur...

Publicité

Publié dans Communiqué

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article