NON à la ratification du TSCG !

Publié le par POI 04

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Le 8 mai 2012écrire

Madame, Monsieur, camarade,

 

 

 

Un président sortant balayé, cette situation est exceptionnelle sous la Ve République !

C’est un rejet massif, qui ne peut être isolé de ce qui se passe dans les autres pays d’Europe qui voient tomber, les uns après les autres, les gouvernements qui appliquent les plans de la troïka (Union européenne-Banque centrale européenne-Fonds monétaire international), plans de destruction, violant la souveraineté des peuples et des nations, au nom du remboursement de la dette et de la résorption des déficits publics.

Dans toute l’Europe, ce rejet s’exprime dans les urnes et dans les grèves et grèves générales qui se multiplient, de la Grèce à l’Espagne, du Portugal à la Grande-Bretagne en passant par l’Allemagne. Les travailleurs n’acceptent pas l’état de misère et d’anéantissement auquel voudraient les réduire le grand capital financier, les banquiers et les spéculateurs insatiables.

Le 6mai, le peuple travailleur des villes et des campagnes, la jeunesse, les retraités, les chômeurs et les paysans ont chassé Sarkozy. Une majorité s’est exprimée.

 

Le nouveau président rencontrera prochainement Mme Merkel pour discuter avec elle du traité TSCG. Rappelons-le : ce traité, signé le 2 mars à Bruxelles par Sarkozy et Merkel, doit être soumis à ratification en France dans les prochaines semaines.

Il prévoit d’inscrire la « règle d’or » (c’est-à-dire l’obligation d’austérité), soit dans la Constitution, soit dans les lois organiques des lois de finances ; il prévoit des sanctions automatiques en cas de non-respect. Ce traité prévoit une obligation de réduction drastique des déficits publics et de la dette qui conduirait, dès 2013, à couper plus de 80 milliards d’euros dans les dépenses publiques (20 % du budget total de la nation). Proclamer vouloir le « changement maintenant » et ratifier ce traité ? Impossible !

François Hollande a annoncé son intention de renégocier ce traité.

Le gouvernement allemand et les responsables de l’Union européenne ont déjà répondu : « S’il s’agit de rajouter une annexe qui parle de croissance et d’emploi, nous sommes prêts à le faire ; mais qu’on ne compte pas sur nous pour changer une seule virgule du traité tel qu’il est ». Quant à la Banque centrale européenne, elle précise que la croissance signifie imposer plus de flexibilité et de mobilité aux travailleurs.

Ainsi, même « renégocié » ou doté d’une « annexe », le traité TSCG, restera ce qu’il est : l’instrument d’une dictature qui, au nom d’une dette qui n’est pas celle du peuple et de déficits publics artificiellement créés, ordonne la destruction de tous les droits et garanties.

Pour les travailleurs, les jeunes, les chômeurs, une exigence prime toutes les autres : unité contre l’austérité, avec comme premier acte : non à la ratification du traité TSCG !

40 000 signataires nationalement (près de 500 à ce jour dans le 04) ont approuvé l’appel du POI pour la non-ratification du TSCG.

 

Au lendemain de ce deuxième tour, le POI-04 s’adresse aux partis se réclamant du mouvement ouvrier et à leurs candidats aux législatives du département pour leur proposer d’appeler dans l’unité à une manifestation nationale contre l’austérité dictée par l’Union européenne, contre la ratification du traité TSCG !

 

Bien évidemment nous souhaitons pouvoir vous rencontrer selon vos disponibilités.


 

Courrier adressé au PCF, au PG, au NPA ainsi qu'au PS, au FdG et leurs candidats aux législatives.

 

 

Et une première réponse...

 

G. Sauvan

Monsieur,

J'ai bien pris connaissance de votre courrier du 8 mai 2012 qui a retenu toute mon attention.

Actuellement en campagne électorale sur le terrain, il m'est très difficile de répondre, dans l'immédiat, à votre demande de rendez vous.

Toutefois, je vous propose de me recontacter après les élections législatives pour nous permettre d'échanger.

Dans l'attente, je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Gilbert Sauvan

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Publié dans Infos

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