Lettre...
Aux responsables de partis et mouvements politiques se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie
Chers camarades, Comme vous le savez, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé le 17 juillet dernier que le traité TSCG serait soumis à ratification à l’Assemblée nationale « fin septembre-début octobre ».
A plusieurs reprises, et en particulier dans les premiers jours de juillet, notre parti, le POI, s’est adressé à vous afin que tous ceux qui s’opposent à cette ratification unissent leurs efforts pour contribuer à la mobilisation la plus large afin de mettre en échec ce projet néfaste pour la démocratie, les droits ouvriers et démocratiques et la souveraineté du peuple.
Certains d’entre vous ont répondu, des premières rencontres ont eu lieu, des contacts ont été établis.
Aujourd’hui, les rythmes s’accélèrent. Pour notre part, nous sommes engagés depuis cinq mois dans une campagne nationale contre la ratification. Nous avons recueilli 60 000 signatures sur notre appel et avons participé, avec d’autres, à la constitution dans tout le pays de comités rassemblant de manière unitaire des militants, des responsables, des élus, des citoyens appartenant à tous les horizons du mouvement ouvrier et démocratique.
Nous avons, depuis plusieurs mois, avancé la proposition d’une manifestation nationale à Paris contre la ratification. Proposition qui, compte tenu de l’annonce qui vient d’être faite, signifierait une manifestation nationale d’ici à la fin du mois de septembre, en tout état de cause avant la date fixée pour la ratification.
Cette proposition ne s’oppose à aucune autre. Sans exclusive, il s’agit de forger le rassemblement le plus large sur un point : non à la ratification.
Il y a urgence. Nous vous proposons, en tenant compte du calendrier, de nous réunir au plus vite, sous la forme et à la date qui vous conviendra, pour échanger entre nous sur la situation, examiner les différentes propositions, et arrêter les dispositions d’une démarche commune pour mettre en échec le traité.
Veuillez agréer, chers camarades, l’assurance de nos cordiales salutations.
Les secrétaires nationaux
Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun